{INTERVIEW} MARS BLEU

Publié le mardi 27 mars 2018

À l’occasion de Mars Bleu, nous avons intérrogé le Docteur Brigitte Laurens, Radiologue spécialisée en Imagerie Digestive, au sujet du cancer colorectal, de sa prévention et de son dépistage.

 

En pratique, pouvez nous dire comment se passe le dépistage ?

 

En grossissant, certains polypes saignent. Le dépistage consiste à repérer, dans les selles, des traces de sang qui ne sont pas visible à l'oeil nu.

 

1/ À partir de 50 ans et ce jusque 74 ans, chacun va recevoir, par courrier, tous les 2 ans, une invitation pour aller chercher le test de dépistage chez son médecin traitant.

2/ Votre médecin determinera en fonction de votre histoire personnelle et familiale si ce test est approprié ou si il préconise une coloscopie pour commencer.

3/ Il s’agit d’un test simple, indolore et rapide, à faire chez vous, avec un seul prélèvement de selles, plus fiable, pris en charge à 100% par l’Assurance Maladie. Il permet de prélever de manière très hygiènique un échantillon de vos selles grace à une toge à replacer dans un tube hermétique.

4/ Vous l'envoyez gratuitement par la poste pour analyse, dans l'enveloppe T fournie avec le test.

5/ Les résultats vous sont adressés ainsi qu'à votre médecin traitant.

 

Pouvez-vous nous donner quelques conseils de prévention à appliquer au quotidien  pour réduire le risque de cancer colorectal ?

 

Pour réduire le risque de cancer colorectal, il est conseillé :

• d’arrêter de fumer et limiter la consommation de boissons alcoolisées,

• de limiter la consommation de viande rouge, de charcuteries, de produits marinés et frits et d’augmenter les légumes verts et les laitages,

• d’augmenter l’activité physique et maintenir son poids dans les limites de la normale.

 

La prévention secondaire, elle, repose :

• sur la réalisation, dans la population à risque moyen (pas d’antécédents familiaux, pas de symptômes, ni de prédisposition génétique) du test de dépistage dès l’âge de 50 ans, tous les 2 ans,

• et sur la réalisation de coloscopies régulières dans la population à risque élevé : antécédents personnels ou familiaux de maladies colorectales (polype, cancer, maladies inflammatoires digestives) et à risque très élevé (maladies héréditaires du côlon).

 

Quels sont les symptômes qui doivent amener à consulter ?

 

Les symptômes qui doivent amener à consulter sont la présence de sang dans les selles, les modifications récentes du transit et l’apparition de douleurs abdominales non expliquées.

 

 

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